Bonjour,
la première réponse est multifactorielle. Les SDIS mettent en place un système de management de la sécurité depuis (pour faire simple) le rapport Pourny sollicité par le ministre de l'intérieur de l'époque suite aux accidents de Loriol et de Neuilly (10 morts parmis les SP en deux évenements).
La logique est donc de réduire aux maximum les risques (donc fréquence et gravité des accidents) pour assurer la sécurité de nos personnels. Au delà de ce devoir moral de tout chef, c'est aussi une obligation du code du travail (obligation de faire une Evaluation des Risques Professionnels, de rédiger un Document Unique, de faire un Plan de Prévention des Risques Professionnels, d'avoir des registres de sécurité...).
Ensuite, au delà de la préservation de l'intégrité physique et mentale de nos personnels il y a aussi une logique de "bonne gestion des ressources humaines", comprennez par là la nécessité d'optimiser la gestion de ses effectifs, donc de diminuer l'absenteisme (d'augmenter le présenteisme) pour une qualité optimale de service.
Enfin il ya bien entendu un enjeux économique fort : l'absenteisme coute aux contribuable, des vehicules cassés impactent le budget, celà fait augmenter les cotisations d'assurance etc...
Lorsqu'un SDIS (ou une entreprise) fait la balance "cout-avantage" (c'est a dire ce que coute le deploiement d'une politique sécurité, et ce que celà rapporte) il n'y a pas photo : tout le monde est gagnant.
D'abord le personnel qui a de meilleurs conditions de travail.
Ensuite le SDIS qui a une meilleure gestion de ses ressources.
Les financeurs qui s'y retrouvent (largement) en terme d'investissement.
Enfin le citoyen qui gagne sur deux tableaux : en tant qu'usager potentiel (victime d'un accident, d'un incendie) et qui pourra compter sur des effictifs plein, ensuite comme contribuable puisque le cout de fonctionnement sera réduit grace à une diminution des couts directs (absenteisme) ou indirects (assurance...) du SDIS.