Bonjour,
Je tiens à vous remercier pour vos différentes remarques.
Aussi, permettez moi de rebondir sur celles-ci.
Tout d'abord, la démarche et la méthode proposée sur la page web, est une synthèse d'un rapport universitaire de deuxième année d'IUT datant de 2006.
Le document, comme indiqué en introduction et en conclusion, ne se veut en aucun cas être une référence en la matière, d'une part en raison de son origine et d'autre part en raison de la particularité du thème traité (chaque méthode d'EvRP devant être adaptée aux caractéristiques de l'établissement).
Pour votre première remarque, même si elle est tout à fait juste vis à vis de la réglementation, j'ai décidé lors du rapport d'aller au delà en raison du cahier des charges fixé (Le DU devait être accessible à quiconque, sans connaissances particulières en la matière).
Dans ce cadre, l'évaluation des risques professionnels s'effectue dans un premier temps par l'intermédiaire d'une Analyse
Préliminaire des Risques (APR) à chaque unité de travail. Ces informations sont retranscrites dans un document dit "d'évaluation des risques professionnels".
Ensuite les informations de ce document sont compilées pour des raisons d'accéssibilité évidentes dans un document dit unique.
Dans tous les cas, comme vous l'indiquez, il est vrai que la réglementation ne reconnait qu'un seul document dit "unique" qui est un transcription de l'EvRP. Le préventeur choisissant ensuite la méthode la plus adaptée à ces yeux pour réponde aux obligations réglementaires en fonction des caractéristiques de son établissement.
Concernant votre seconde réaction, je ne suis pas totalement en accord.
La méthode proposée consiste dans un premier temps à identifier toutes les activités de travail et à les réunir autour d'unités de travail. Puis à chaque actitivités, des risques sont identifiés par l'intermédiaire d'une check-list. Cette dernière prend en compte tous les risques spécifiés dans la réglementation.
Ensuite les risques sont quantifiés par l'intermédiaire d'une échelle de cotation que vous avez cité. Celle-ci respecte les obligations des textes réglementaires.
En fonction des notes obtenues, des limites de l'évaluation et des connaissances du préventeur les risques sont classés. Des mesures de prévention sont édictées par priorité en fonction du classement précédent. Lors de cette dernière phase des mesures de prévention peuvent tout à fait être mises en oeuvres pour subvenir aux limites de la méthode utilisée (qui est une APR).
Concernant votre troisième remarque, elle est tout à fait juste. Les mesures de prévention sont indiquées dans un plan de prévention, toutefois rien empêche de compiler ce plan dans un support en plusieurs partie comprenant à la fois le DU et le PPRP.
Pour vos dernières remarques je reviens à ma première réponse. J'ai souhaité que mon document unique soit un document de retranscription et de synthèse de mon EvRP. Dans ce cadre, j'ai souhaité que le document unique soit accessible à tous. C'est pourquoi, les notes affectées aux risques sont conservées entre mon document d'evrp et de DU mais leur intitulé est reformulé (ce qui ne change en rien leur signification). Ainsi un risque accidentel de 4000 dans l'EvRP est susceptible d'entrainer un "accident mortel ou incapacité totale" dans une probabilité de "déjà produit une fois dans l’année écoulée", dans le DU ce risque est dit "très important" et "non maitrisé" ce qui dans ce dernier cas est beaucoup mieux compris par un décideur ou un opérateur.
Dans tous les cas, je le répète, cette méthode proposée n'est qu'une lecture de la réglementation et des réponses que l'on peut y apporter en fonction des objectifs que le préventeur se fixe.
Tout préventeur peut développer une autre méthode tant qu'il peut justifier des choix qu'il a effectué et qu'il est certain de la pertinence de celle-ci.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Matos