Les deux

La 1ere étape de la mise en œuvre d’un système structuré de management de la sécurité (hormis l’engagement de la direction et la volonté politique) consiste à faire un état des lieux des risques par poste de travail. Donc soit il existe des fiches de poste (outils de base du management) auquel cas y figurent peut-être les risques liés au poste, mais j’en doute.
Dans le cas contraire, c’est suite à l’EValuation des Risques (EVR) que les risques seront mis en évidence et qu’il sera intéressant de les inclure dans les fiches de poste des agents dans le cadre d’un plan d’action global.
Un plan d’action doit à mon sens s’appuyer sur toutes les barrières de sécurité possibles :
0) précaution (supprimer le danger à la source)
1) conception organisation (sécurité intrinsèque technique ou des processus)
2) consignes formation (c’est là qu’interviennent vos fiches de poste)
3) surveillance (suivi, contrôle), détection et alerte (afin d’éloigner la cible du danger ou de pouvoir agir pour éviter à temps l’accident)
4) protection individuelle (dernière barrière danger/cible)
5) intervention (avoir les moyens de diminuer l’impact d’un accident, secouristes, infirmiers etc)
6) réparation
On améliore ainsi la maîtrise grâce à la mise en œuvre de ces barrières.
Il faut ensuite contrôler que ce qui est prévu soit fait et soit efficace. Dans le cas contraire, mais aussi en prenant en compte les presqu’accidents et les registres de sécurité, on doit proposer des actions correctives ou préventives à sa hiérarchie ou au CHS.
Ces propositions validées conduisent petit à petit à l’amélioration continue puisque les risques seront de mieux en mieux maîtrisés. Lors de l’EVR suivante la criticité doit de fait diminuer… et ainsi de suite.
Les fiches de postes sont donc à la fois en aval de la première EVR tout en étant en amont de la seconde. Elles doivent êtres revues (ce qui ne veut pas forcément dire refaites) à chaque EVR pour voir si il n’est pas possible d’améliorer la sécurité.